
Échoppes, chéneaux encaissés et mitoyennetés
Les quartiers de Thouars, de Saint-Genès et les rues autour de la barrière de Toulouse concentrent un tissu d'échoppes girondines et de maisons de ville mitoyennes. Leur toiture à faible pente se dissimule derrière une corniche et évacue l'eau par un chéneau encaissé en zinc, souvent partagé avec la maison voisine. C'est le point faible structurel de ce type de bâti. Un chéneau dont la soudure a lâché ou dont la pente s'est inversée avec le tassement du bâtiment laisse l'eau stagner puis s'infiltrer dans le mur mitoyen. Le désordre apparaît alors sous forme de salpêtre ou d'auréole, parfois plusieurs mètres du point d'entrée réel. Nous inspectons systématiquement ces chéneaux dans leur intégralité, contrôlons naissances, trop-pleins et jonctions, et reprenons les solins de raccord. Le devis distingue la part mitoyenne de la part privative, ce qui simplifie beaucoup les échanges avec le voisinage.
Repérer une fuite qui vient du chéneau
Trace en haut de mur, salpêtre côté mitoyen, peinture qui cloque en hiver seulement : ces signes orientent presque toujours vers le chéneau plutôt que vers la couverture elle-même.

